Coline Herbelot

Coline Herbelot est née en octobre 1988, dans le Bas-Berry, à St Pierre les Bois, entre le Châtelet et la Châtre. Son père, écrivain et peintre, et sa mère, enseignante, étaient alors chevriers. Elle vécut dans le cocon protecteur d’une ferme de huit hectares, nourrie au lait de chèvres, dorlotée par les vieux chênes magiques, copine des herbes sauvages.

Son premier voisin était un sculpteur américain du nom de M. Plaut. Sa femme et lui avait acheté une petite maison tout au bout du chemin qui menait au pré des chèvres. Ces oeuvres emplissait sa maison. A chaque voyage en Amérique, ils envoyaient toutes sortes de cadeaux depuis l’Autre Continent.

Souvent, la Gitane aveugle, qui semblait percer les âmes de ces yeux bleux, passait récupérer du fumier, à la brouette.

Le village des potiers des Archers, à 10min de la ferme, était en reconstruction, et lors des Fêtes des Potiers, la petite Coline faisait de petits paniers en argiles berrichonnes, qu’elle remplissait de fleurs.

A 10 ans, elle déménagea au village d’Ainay le Vieil, toujours en Berry, où elle fit la rencontre d’Anita Tullio, céramiste renommée qui travaillait les aplats de matières (émaux, argiles) sur des boules rondes, des tableaux, faisant craquer l’émail, ajoutant couleurs vives de terres colorées et petits cailloux.

A l’instar de son père, Coline se mit très vite à écrire. Elle fit des études de Lettres et chercha à percer les Mystères des Poètes, détenteurs des grandes images magiques, plus particulièrement celles de Rimbaud, où la fulgurance des idées, la beauté de la langue, et l’expressivité jamais égalé des images poétiques fût son modèle ; Errance, Liberté, Amour…. elle choisit également d’étudier la Philosophie, discipline qui, elle, confronte les Idées dans leurs valeurs objectives, et qu’elle étudiât jusqu’à l’Université.

Mais les bancs de l’école n’étaient pas suffisant, il fallait Vivre, intensément, à chaque seconde. A force de manipuler la matière des images poétiques, Coline voulut leur donner vie, les pousser au monde, les impliquer au réel afin qu’elle s’y confronte et qu’ainsi, Poésie et Philosophie s’accompagne l’une l’autre. Car oui, la Philosophie est une histoire du Réel, qu’elle décortique afin de mieux vivre.

Influencée principalement par Frédérique Nietszche, Gilles Deleuze, Marcel Moreau, Coline revint en Berry où elle rencontra Marc Michel Gabali à l’Ecole d’Art Municipale, section Céramique. La rencontre fût décisive, et Coline qui découvrait l’Anagama, comprit que la Matière était Là, entre ces mains, prête à mettre au jour les images poétiques qui nourrissait sa vie.

Elle travailla alors 2 ans dans l’atelier de Marc Michel, fit un saut au Cnifop pour apprendre à tourner, et après avoir travaillé chez Tristan Chambaud Héraud, elle se mit à cuire tout les fours Anagama qu’elle rencontrait, afin de comprendre le jeu du Feu et des Cendres sur ces oeuvres.

A présent, Coline s’amuse à révéler la Matière. Elle travaille principalement des Argiles Brutes, justes sorties de Terre, qui gardent encore toutes leurs identités, leurs spécificités. Elle les fait jouer avec le Feu Primitif des Anagamas, de leurs Cendres. Elle y ajoute les Shinos qui rétractent, les couleurs chaleureuses et douces des Emaux, le péchu des Argiles colorées, et fait prendre formes aux Idées.

Ainsi sont nées les Créatures, mais aussi les Bols et Théières des premiers pas.

Elle vit et travaille la Céramique dans les Montagnes de l’Ariège, dans les Pyrénées. Elle y étudie principalement la poésie de Lao Tseu, Goethe…


Articles récents

« Je est un Autre »

  Je suis le fugitif, le soufre et la main blanche, l’aubépine et le safran, je suis la boucle et le passant ; je suis l’un et le multiple, l’infini et l’unique, je suis demain et encore après, je suis le rouge et la ruine, le crayon et le charbon, je suis l’eau et la musique,Lire la suite « « Je est un Autre » »

Avec le temps va, tout s’en va….

De l’est à l’ouest, de l’hiver à l’automne, de trace en piste que la mer recouvre et efface, l’interminable passage s’enroule et prend son élan avant d’éclater sur d’autres rivages. L’œil de l’aigle perçoit les subtils et multiples lents mouvements du paysage. Toujours le même jour, jamais le même port, vague après vague, sommet après sommet.Lire la suite « Avec le temps va, tout s’en va…. »

%d blogueurs aiment cette page :